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Cherbourg Radio FUC

SOS from Queen Mary GBTT

From the memoirs of Tom (Amateur Radio callsign TK5MP)

1st January 1949

At 1900 I took up my watch and checked the tuning on my SFR.RU 93 receiver and tweaked the adjustment on my Junker morse-key. 

At 1920 using the D.1000 transmitter (with it's musical note) I gave CQ de FUC WX PSE UP 458 KCS. 

After sending the weather forecast I returned to 500 Kcs receiving TR's from ships EDWARD JANEWAY/WPPO and Italian Monte Stele/IBTT.

The Queen Mary/GBTT had already contacted FUC at 1830 indicating her passage to North America.

Although the evening was calm on the radio waves I had an inner feeling that something was going to happen. 

2155 and not believing my ears!!
Thundering through my loudspeaker was SOS SOS SOS de GBTT GBTT GBTT REQUIRE ASSISTANCE!!! 

The Queen Mary on leaving Cherbourg had encountered 100 km cross winds driving her 85000 tons ashore on a sandbank in the bay of St Anne and was stuck no more than 400 to 500 metres from the shore.

I'm ashamed to say I asked for a repeat!  I immediately informed the authorities who put to sea the tugs CHERBOURGEOIS 4, MUSCLE, ROULE, MAMMOUTH including l’ABEILLE 4 from Le Havre.

500 kc/s by this time was a storm of acknowledgement from Niton/GNI, Ostende/OST, Scheveningen/PCH and others all looking for a slice of the salvage gold from Lloyds.

To give me complete control I asked my engineer to bring up two transmitters the 800W Lorenz on 499 kc/s and the 1Kw D100 on 501 kc/s giving modulation and bandwidth over the distress frequency.

By this time tug boats had left from Portsmouth in very heavy weather to assist but to no avail because Mamouth pulled Queen Mary clear.

nb... Considering the year 1949 with a possible catastrophe of Titanic proportions I've only found one small internet reference to this incident....

 

Cherbourg baignait dans l’opacité. Un vent violent battait une pluie abondante et les coups de tonnerre emplissaient la nuit de leur chant lugubre. Par moment, des éclairs perçant les ténèbres venaient éclairer la rue où se trouvait la Préfecture Maritime. Nous étions le 1er janvier 1949. Le pays, non encore remis de la guerre, se relevait lentement. Cherbourg Rouges Terres (RADIO FUC) assurait le trafic 500 kcs pour le compte des PTT. Je venais de passer mes vingt ans et était matelot-radio de 1ère classe. Ce 1er janvier, j’étais de veille de 19h00 TU au lendemain à 08h00 TU. La relève faite, je réglais la tonalité de mon récepteur SFR.RU 93. Je fignolais le réglage de ma pioche JUNKER afin qu’elle ne chante pas faux. L’émetteur D.1000 sortait bien. Sa note était musicale. A 19h20 TU, je lançais : CQ DE FUC WX PSE UP 458 KCS. Après avoir balancé le bulletin à la vitesse de 1200 mots à l’heure, considérant que d’éventuels jeunes prenaient la météo, ceci fait, je revins sur 500 kcs. Je fis QSO avec un américain, le EDWARD JANEWAY (WPPO) et un italien, le MONTE STELLE (IBTT). Tous les deux me passèrent leur TR (route), puis QRU.

 Le QUEEN MARY (GBTT) qui faisait l’Amérique du Nord ainsi que le QUEEN ELIZABETH (GBSS) et le MAURETANIA (GTTM), sans oublier notre cher ILE DE France (FNSM), avaient vers 18h30 indiqué leur passage et le QUEEN MARY signalait son QTH : ‘’Paquebot QUEEN MARY entre passe ouest’’. Du point de vue trafic, la nuit s’annonçait calme. Cependant, j’avais un pressentiment dont cette espèce n’est ressentie que par les radios. Je savais que quelque chose allait arriver.

            A 21h55 TU, tel un clairon, que dis-je ?, tel une sirène mon haut-parleur vibrant me dit : DE DE DE SOS SOS SOS DE GBTT REQUIRE ASSISTANCE. Abasourdi, n’en croyant pas mes oreilles, je demandai (et j’en eu honte) la répétition... Oui, c’était bien le titan des mers qui par le manip d’un de ses 1ère classe PTT appelait à l’aide, inondant de ses deux kilowatts la Manche.. Poursuivant le message, il disait : ‘’Sommes en très mauvaise position . Demandons secours immédiats. Envoyez tous les remorqueurs’’.

            Aussitôt, j’informai les autorités. J’appelai les remorqueurs. Très rapidement, le CHERBOURGEOIS 4, l’ABEILLE 4 du Havre, le MUSCLE, le ROULE et le MAMMOUTH, lui de la Maine Nationale, mirent leurs panaches noirs au service de la Couronne de sa Blanche Majesté. J’avais demandé à mon collègue de l’émission de régler le LORENZ huit cents watts sur 499 kcs et le D.100 d’un kilowatt sur 501 kcs, les deux émetteurs en simultané et en onde modulée, ce qui rendait la bande plus large ; les longues antennes prises entre des pylônes de soixante-quinze mètres de haut ne pouvaient me donner que plus de voix et par un énergique DE DE DE SOS SOS SOS GBTT, je pris la direction du trafic de détresse. Je crois que c’était QUJ.

           Pendant ce temps, la tempête faisait son œuvre. Le QUEEN MARY qui quittait Cherbourg pour New York, la perle de la Cunard with Star dans la tourmente grandissant, se trouvait en difficulté sur l’infâme obstacle, un banc de sable, terrassé par un vent de plus de cent kilomètres à l’heure, malgré ses tentatives d’éviter en marche arrière, était drossé dans la baie de Sainte Anne à quatre cents ou cinq cents mètres du rivage. Le géant était à genou, suppliant, mais Eole et Poséîdon le harcelaient impitoyablement, le ballottant comme un fétu de paille. Ses huit cent cinquante mille tonnes et ses trois cent mille chevaux réduits à l’impuissance.

            Ma pioche, elle, du fait du duel approchant avait compris qu’il fallait se conduire en conquérant, le but étant de conserver la maîtrise du 500 kcs, donc de la mer, car les rapaces étaient déjà sur la riche future épave...

            Une pluie de kilowatts s’abattait alors sur la Manche. Les Belges OST (Ostende) et OSN (Anvers) avec leurs RCA, les Hollandais (PCH) avec leur PHILIPS, les Anglais (GNI)  (Wight/Niton) avec leur MARCONI et même les Allemands (DAN) avec leur TELEFUNKEN essayaient de s’approprier la fréquence, espérant que leurs remorqueurs puissent mettre le grappin sur la Lloyds, sûrement alléchés par la matière dorée. Une meute de remorqueurs anglais avaient quitte Porthsmouth, pompant sans arrêt, mais leurs efforts furent vains et se brisèrent sur les QRT DISTRESS de FUC, aidé par les quatre cents watts du SADIR du remorqueur MAMMOUTH et des puissantes stations FFB (Boulogne), FFI (Dieppe), FFO (Saint Nazaire), FFW (Le Conquet) et FFY (Le Havre). Ainsi le silence radio revint. Les remorqueurs français eurent le gâteau. Je prononçais le fameux DE DE DE DE FUC QUM + (fin du trafic de détresse). Chaque participant de cette bataille et surtout le GBTT, se souvient sans doute du prestige de la CW. Quant à ma pioche, elle a atteint la postérité...

The above incident is discussed further in ShipsNostaligia

 

Ship's Nostalgia - The Radio Room

 

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